Fashionista Geek

“Être un geek est avant tout être honnête à propos de ce que l’on aime et de ne pas avoir peur de démontrer cette affection. Cela signifie ne jamais avoir à s’excuser au sujet de l’ampleur de cette affection. (…) Être un geek est extrêmement libérateur.” – Simon Pegg, acteur et scénariste

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Plusieurs fois dans ma vie, et ce à tous les âges possibles, on a pointé du doigt ma passion ou mon intérêt (supposément) démesuré pour certains sujets. Parfois, en me traitant de bizarre, de geek, de trop-ci ou trop-ça… Parfois, en me regardant avec les yeux ronds impressionnés ou surpris… Je m’y suis habituée, aux sourires en coin et aux yeux qui roulent au plafond!

Car voyez-vous, je suis passionnée de mode ET de business. Je trippe sur la science-fiction ET le glamour. Je voue un culte au maquillage, à l’Halloween et aux couleurs. Et puisque je suis gourmande, je mange de tout cela en quantité industrielle!

J’en parle dans ce blog parce que j’ai à expliquer mon niveau de passion plusieurs fois par année, et j’en suis toujours étonnée. Cela touche directement mon côté entrepreneur. Quand j’étais aux études à l’École des Hautes Études Commerciales, on me demandait pourquoi je n’étais pas « en mode – puisque j’en parlais/lisais/recherchais autant » plutôt qu’en marketing. Même constat au Collège LaSalle ou j’entendais « Tu ne serais pas mieux en administration? ». Dans mon monde ideal, j’en prends une portion des deux, s’il vous plait.

Il est parfaitement possible d’aimer des trucs considérés plus masculins comme les vaisseaux spatiaux et les films d’action où tout explose, en même temps que les Barbies, les strass et les paillettes considérés hyper féminins. Je prends de tout cela comme dessert aussi souvent que possible!

Ma passion des couleurs me fait faire des choses étranges comme apprendre par cœur les numéros des crayons Prismacolor, ou les noms des couleurs de vernis à ongles… par soixantaine. Ma capacité d’émerveillement au sujet des tons de gris-brun des plumes d’un moineau, pour ne nommer qu’un exemple, est sans borne. Et je ne m’en excuse pas. Ce n’est pas un prérequis aux professions de créateur de mode, de styliste, d’artiste ou d’entrepreneur… Mais je sais que je ne suis pas seule à être geek parmi mes confrères et consœurs.

Les geeks se retrouvent partout et pas seulement dans les sous-sols ou les boîtes d’informatiques. Puis, médias sociaux aidant, ils et elles passent de moins en moins pour des bibittes étranges… Si j’ai un message à donner aux parents, aux enseignants et à la société en général, c’est de ne pas couper les ailes des jeunes passionnés extrêmes, aussi farfelues que soient leurs lubies ou le niveau démesuré de leurs intérêts.

Ces passions et cette belle folie de vie me permettent de toujours vouloir apprendre, de travailler de longues heures et définissent mon style et les services qu’offre mon entreprise. Fashionista Geek, et fière de l’être.

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« Being a geek is all about being honest about what you enjoy and not being afraid to demonstrate that affection. It means never having to play it cool about how much you like something. (…) Being a geek is extremely liberating.” – Simon Pegg, actor and writer

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Several times in my life, and this at every age possible, people have pointed a finger at my passion or my (supposedly) disproportionate interest for certain subjects. Sometimes, they would say I’m bizarre, a geek, too-this or too-that… Other times, being impressed or looking at me with surprised wide eyes… I got used to the crooked smiles and rolling eyes!

Because you see, I’m passionate about fashion AND business. I crave science-fiction AND glamour. I have this cultish adoration for makeup, Halloween and colours. And I devour all of those in industrial quantity!

I talk about it in this blog because to my surprise, I still need to explain my level of passion several times a year. And it speaks directly to the entrepreneur in me. When I was in university studying business administration at H.E.C., they would ask me why I wasn’t “in fashion – since I was talking/reading/researching about it so much” instead of marketing. Same experience when studying fashion in LaSalle College where I would hear “Wouldn’t you be more suited to business school?”. I will take a big portion of the both of them, please.

It is perfectly possible to love things considered masculine like spaceships and action movies where everything explodes, and at the same time, loving hyper feminine things like Barbies, strass and sequins. I eat all of them for dessert as often as possible!

My passion for colours makes me do strange things like learning the Prismacolor pencils numbers by heart, or the names of nail polish colours … sixty at a time. My capacity for wonderment about all the grey-brown tones found in sparrow feathers, to name an example, is without bound. And I’m not sorry about it. It’s not a prerequisite to work as a fashion designer, stylist, artist or entrepreneur… But I know I’m not alone among my peers.

Geeks can be found everywhere and not only in basements and computer companies. And with the help of social media, they are becoming less and less strange… If I have a message for parents, teachers and society in general, it’s to be cautious not to cut the wings off the extremely passionate youth, however wacky and excessive their interest.

These passions and wonderful craziness definitely help me work long hours, want to learn all my life and will define my style as well as the services my company offers. Fashionista Geek, and proud to be.

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